Infos News N°2

Merlevenez le 10 septembre 2008
300 DESCENDANTS DE LA PARISIENNE À HOUAT

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Eric, le fils, Charlotte, la petite-fille de 6 ans et Charlotte la mère : trois générations de Le Gurun réunies autour du conteur Lucien Gourong

Les 30 et 31 août, le conteur Lucien Gourong organisait une grande cousinade pour évoquer la mémoire de Marie-Françoise Le Gurun, née en prison sous l’Empire.

Venues du monde entier, trois à quatre générations de Le Gurun et Le Roux se retrouveront sur la petite île de Houat pour participer à une grande cousinade les 30 et 31 août. Ils évoqueront ensemble le souvenir de leur ancêtre commun Marie-Françoise Le Gurun, plus connue sous le nom de la Parisienne. « J’ai recensé plus de 1 300 descendants », explique le conteur Lucien Gourong, à l’initiative de l’événement. « Ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils viennent de partout en France et dans le monde. Il y en a à Lorient, à Paris, au Brésil, en Espagne, en Algérie et dans les Antilles ». En 2005, un premier rassemblement avait déjà réuni 150 personnes. Pour cette seconde édition, celui qui a épousé une Le Gurun prévoit 300 participants à qui il contera les épisodes fameux d’une saga familiale peu ordinaire.

En 1813, Anne-Marie Le Roux et son mari Jérôme Le Gurun accueillent chez eux deux lieutenants de Cadoudal qui font escale à Houat avant de se rendre en Angleterre. Un matin d’avril, la police impériale débarque sur l’île, tue les deux chefs de la chouannerie et arrête Anne-Marie Le Roux. Condamnée par le tribunal de Lorient, la Houataise est emprisonnée dans un ancien couvent parisien, où elle donne naissance à Marie-Françoise Le Gurun, dite la Parisienne.

« Repère à Houat »

Ce n’est qu’avec la chute de l’Empire, en 1815, que toutes deux sont libérées. « Anne-Marie a pris son emprisonnement comme une humiliation, elle en meurt quelques semaines après son retour à Houat ». Malgré tout, le destin de la Parisienne et de ses descendants restera lié à celui de l’île. En 1847, Marie-Françoise Le Gurun épouse Barnabé Le Roux, le premier maire de la commune.

D’après le conteur, la moitié des Houatais seraient aujourd’hui des descendants de la Parisienne. Et le maire de Houat en fait partie. « Quand on a pour ancêtre Marie-Françoise Le Gurun, je pense qu’il y a ce sentiment d’appartenir à une sorte de clan. L’île de Houat est ce repère qui les rassemble. Même si certains n’y habitent plus, cela devient une sorte de paradis mythique, celui des origines ».

Après quarante-cinq années de recherches, représentant une centaine de pages de notes et huit classeurs d’archives, Lucien Gourong est toujours en quête de mémoires sur la mystérieuse Marie-Françoise Le Gurun. Il projette actuellement de lui consacrer un livre. Sortie prévue : 2010. Date d’une troisième cousinade à Houat ?

Lydie MARLIN.

 Retrouvez dans le rubrique Documentation

L’histoire de la Parisienne de Houat

 

 
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