Revue de Presse

« Le petit s’entendait déjà bien à capter son auditoire dans les assemblées familiales où l’on aimait bien raconter. Parce que la parole, ça se prend, ça se donne, ça se coupe parfois, il en a fait sa vie… »

  • Jean Luc Poussier. La Croix Novembre1998

« Il raconte des histoires qui sentent le voyage et les mille et une nuits, même si tout se passe entre un café, une maison hantée, un dolmen, un cercueil capricieux… Le conteur vocifère, chante, tempête, emmène son public dans un drôle d’abordage. Et il finit par faire oublier la majesté décatie de la banque, avalant dans un drôle de tourbillon toutes les réalités du monde, les plus palpables comme les plus imaginaires ».

  • Frédéric Edelmann. Le Monde. Juillet 1997

Et bien d’autres îles, ports, escales, rivages et même royaumes fabuleux vous sont découverts pendant le temps qu’il se démène là pour vous faire rompre vos amarres.

  • Per Jakez Hélias - 1991

Le bougre est capable est capable de broder sur une anecdote jusqu’à la vraisemblance, et l’on ne sait plus très bien au final, à quel point on s’est laissé mystifier. Et ça fait des années que ça dure. Le Breton barbu et sa gouaille truculente écument les scènes depuis trente ans. On ne s’en lasse pas, car comme le bon vin, le suc de ses histoires se bonifie avec le temps.

  • Voiles et voiliers - 1996

Truculent ou sensible, toujours sensible, il vous emprisonne dans la cage de verre lumineuse de l’éternelle sorcellerie des contes.

  • Georges Foveau - Le Provençal 1989

Il monte sur scène, regarde l’auditoire, s’assoit, se croise les bras et commence à raconter les histoires de son pays et de la mer. Son regard, ses gestes, sa voix expressive et l’incroyable richesse de son vocabulaire nous dépeignent des fonds de scène frappants. La soirée fut et demeure encore inoubliable.

  • Jün Wiper - Bulletin de la Bibliothèque Nationale du Canada 1998

Il a une présence énorme, une gouaille mordante et une énergie à n’en plus finir.

  • Pierre Fornerod - Ouest-France 1984

Attablé à la terrasse d’un bistrot, Lucien Gourong, écrivain et conteur natif de Groix, tout en rondeurs et barbe grisonnante peut vous tenir des heures à raconter ses histoires sans jamais vous ennuyer. Il recueille des anecdotes, fouille la rubrique Faits Divers des journaux, exhume des auteurs ou des histoires oubliés pour renouveler sans cesse son stock de contes. Ou en inventer de nouveaux…

  • Olivier Le Naire - L’Express. 12/07/2001

Frissonnant sous la pluie, une centaine de personnes suit Lucien Gourong dans les allées du cimetière Montparnasse. Engoncé dans sa veste, barbe grise, épaules larges, il ressemble à un vieux marin. Il raconte en pouffant des histoires de morts gaies, des histoires de mort drôles. La pluie tombe plus fort, mais la foule reste. Il ne fait plus si froid. D’origine bretonne, Lucien Gourong a toute sa vie été baigné d’histoires de naufrages et de noyades. Des mythes un peu sordides qui le faisaient trembler.

  • Laurianne de Casanove - Libération 2002

C’est un géant barbu. Un magicien du verbe qui ressemble au capitaine Haddcok. Sa voix est un tapis volant. Il sait vous emmener au large de toutes les îles chez les morganes, les korrigans, au royaume des fées, des rois et des capitaines.

  • Irina de Chikoff - Le Figaro 2002

Ici Lucien Gourong est accueilli en seigneur. Dans la pénombre de la cour intérieure de l’hôtel, un groupe de conteurs est venu saluer « Maître Lucien ». Souvenirs du temps passé avec lui lors des précédentes éditions du festival, à Bamako, pendant les stages de formation à l’art du conte. « Tiens celle-là, elle est bretonne ou bambara? Eh! Bambara, c’est sûr! Manqué, elle est du Guilvinec! ».
Sentiment très doux de se blottir à leurs côtés au cœur de la nuit, avec toute proche, la respiration profonde, tranquille du fleuve Niger… Il aura fort à faire, l’ami Lucien, le lundi matin, pour tenir la dragée haute à Samba Niaré, écrivain de Bamako, dramaturge et formidable conteur, lui aussi, poseur de malicieuses devinettes à triple détente. Trois cents personnes au bas mot dans la grande salle publique. Et nouveau triomphe pour maître Lucien et la malicieux Samba Niaré. Puisqu’il est dit que le dernier mot doit rester aux conteurs.

  • Michel Le Bris - Nous vous Ille. N°60. Juin 2003

J’ai découvert Lucien Gourong bizarrement par un de ces livres l’année où je suis venu m’installer à Groix. Un ami m’avait offert ses « Contes de la rade de Lorient et des Courreaux de Groix ». Pour être aimable à cet ami, j’ai décidé de le lire. Je l’ai dévoré d’un coup en une heure. Mais je ne l’avais pas encore entendu raconter. C’est au festival Interceltique de cette année-là que j’ai pu l’écouter. Et j’en suis tombé raide amoureux. Après, à Bamako, lors du festival Etonnants Voyageurs, je l’ai vu faire son travail de conteur et j’ai alors compris à quel point il s’inspirait de l’oralité. Je n’aime pas tous les conteurs - certains m’ennuient même - mais avec Lulu, ce sont vraiment des histoires qui viennent de sa mémoire, de son enfance, de son île, de Bretagne. Avec lui, j’ai compris que l’oralité n’avait d’intérêt que lorsqu’elle est reliée à la mémoire.

  • Patrick Raynal - Ecrivain, directeur de collection - Interview de Lazlo Hovatz pour FR3 en mai 2005

 

 
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