Spectacles au répertoire

ÉCOUTE VOIR SI ÇA SENT BON

Entre mets et mots

Apologie du bien manger, du bon boire et du beau dire

Adultes 1h45

Si ça commence comme dans un conte par «ce jour-là…», c’est ensuite dans un univers bien différent que le conteur entraîne son auditoire. Avec malice et délectation, il le conduit, avec des rondeurs qui témoignent de sa gourmandise, autour des fourneaux ou d’une bonne table, mêlant les mets et les mots, les plats et les périphrases, les recettes et les proverbes, les ingrédients et les verbes, les tours de main et les expressions de bouche. Il nous mitonne un vrai festin où sont évoqués tour à tour les viandes, les légumes, les poissons, les volailles, les desserts. Telle est la force du conteur gourmet qui savoure chaque mot, chaque sous-entendu, distille avec plaisir les évocations de poireaux à la vannetaise ou du traditionnel couscous breton qu’est le kig ha farz. Le conteur surprend son public lorsqu’il entonne, avec la complicité de son accordéoniste Serge Le Clanche, quelques fameuses chansons à boire et à manger, comme la célèbre Fanchon ou l’Entrecôte des Frères Jacques, chansons que la salle reprend en choeur. Ses yeux pétillent, son sourire illumine et l’on ne sait ce qui le fait le plus saliver : les mets qu’il décrit ou les mots avec lesquels il joue prenant, à l’occasion des intonations à la Jean-Pierre Coffe, quand il se fait le défenseur du terroir, non seulement celui de sa Bretagne et «son vrai gras et beurre salé, mais aussi de toutes les vraies nourritures.
Les bons mots d’un Pierre Dac côtoient les souvenirs d’un «repas des funérailles breton où l’on mange mieux qu’à un mariage à Paris» et de noces d’antan «où l’on tuait trois cochons et demi, mettait en perce 12 barriques de cidre, 10 tonneaux de vin et une carafe d’eau !» Le conteur salive comme s’il venait de faire bombance, lorsqu’il lit, entre une chronique, un conte, une chanson, le repas de l’oie de Gervaise dans l’Assommoir de Zola, la noce de Emma Bovary de Flaubert. Son évocation du pot au feu de sa meumée Mariange à Groix ou son adaptation de la madeleine de Proust qui est pour lui une tranche de pain tartinée de pâté trempée dans le chocolat chaud relèvent de la pure anthologie de la gourmandise en tous ses états.
Les «convives», qui ont beaucoup ri, chanté, goûté, sortent rassasiés de ces agapes conteuses et littéraires qui mettent en appétit dans tous les sens du terme. À déguster sans modération comme la soupe du samedi soir devant laquelle le peupé Benoît du conteur lançait la savoureuse invitation à son petit-fils de conteur qui donne son titre à ce spectacle : «Ouvre tes yeux et écoute voir si c’est bon !…».

L’AIEULE

(Adultes. 1h 40)

À partir de ses souvenirs, d’un travail de fouilles dans les archives, d’interviews, le spectacle L’Aïeule est, en même temps qu’une déclaration de guerre à la guerre, un hommage à travers la vie de Rose Le Fé, l’arrière grand-mère de Lucien Gourong, à toutes ces épouses, mères, sœurs, femmes de Bretagne et d’ailleurs, femmes de partout et de toujours qui savent, face à l’adversité et à l’ignominie, garder la tête haute, sans se départir jamais de la générosité du cœur. Deux heures à travers chroniques de vies, contes, chansons pour se faire à la raison que la guerre est une monstrueuse connerie

LA MER A BOIRE

(Adultes. 1h50)

Lucien_Douves.jpgLe monde maritime a un humour propre fait de dérision, de déraison, de déconnade, d’extravagance et d’exagération. À terre, le marin rit beaucoup, boit autant, chante jusqu’à s’égosiller et raconte, jusqu’à épuisement. C’est pas la mer à boire est un mélange d’histoires, de contes et de chansons décalées décoiffant comme le vent, décapant comme les embruns d’océan et vivifiant comme l’air du grand large. La destinée souriante des loups de mer manqués, c’est ainsi que se considèrent Lucien Gourong et son musicien, Le Clanche, originaire du port du Bono, peut-on lire dans le Télégramme de Brest d’octobre 2000, semble à jamais unie à celle des farfadets en ciré jaune, des mouettes rieuses et des piliers de comptoirs… »

CAPITAINE MORVAN

Chez le Grand Géant Grands Sourcils
(Tout public à partir de 6 ans-1 h)

L_Gourong_Rade.jpgInspiré par deux contes traditionnels maritimes, la rappropriation, après une réécriture, a permis de bâtir ce spectacle d’une heure où se mêlent merveilleux, étrange, facétie dans une odyssée océane où un petit garçon, devenu capitaine grâce à une sirène, s’en va faire le tour du monde. Au cours de cette expédition, le capitaine Morvan vivra de bien palpitantes et fantastiques aventures dont une rencontre sur île en forme d’une main de squelette avec le Grand géant Grands Sourcils qu’il va bien falloir berner si on veut lui échapper. Lucien Gourong et son acolyte musicien Serge Le Clanche nous entraînent dans un voyage où il faut retenir son souffle à tout instant si l’on veut se garder en aussi bonne santé qu’une petite souris enfermée dans une armoire de chêne avec un énorme morceau de gruyère.

LES SEPT VIES

Adultes. 1h45

L_Gourong_S_Le_Clanche.jpgCe sont quelques veillées mortuaires de son île natale, une hilarante visite de cimetière breton, les exploits délirants des matelots du brick La Petite Julie et quelques autres turlupinades de nature mortuaire à faire mourir de rire, qui ont inspiré ce spectacle Les sept Vies où « tout le monde valse de vie à trépas » écrit Loïc Tissot dans Ouest-France le 2 novembre 2000. « De Groix à Quéven, d’Armor en Argoat, lucien Gourong fait voyager son public de veillées mortuaires en enterrements. Et ce n’est pas triste car avec la verve ô combien colorée du conteur tout part en dérision. » Brassens est aussi de la partie avec ses funérailles d’antan et d’autres chansons écrites et interprétées par Serge Le Clanche. La mort, comme le dit si bien notre conteur, « c’est tellement difficile que je n’ai même pas envie de l’essayer »

ESCALES

Adultes. 1h 30

Lucien_cave.jpgC’est à un véritable tour du monde en histoires, fantastiques, bizarres, drôles, insolites, singulières qu’est invité le public à travers ces escales qui faisaient tant rêver Lucien Gourong, lorsque enfant, sa grand-mère paternelle Elisa Le Visage lui montrait sur le grand planisphère qu’elle avait accroché au mur de sa salle à manger les ports où relâchaient ses bourlingueurs de fils. Claude Duneton, comédien et écrivain, a écrit : « Un spectacle qui me revient, de temps à autre, par bouffée de poésie en pleine gueule » Chansons de voyage et de marins par Serge Le Clanche ponctuent ces histoires venues on ne sait d’où et qui naviguent vers de bien étranges Escales.

 

 
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